De Kornati à Porek

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ile Dugi Otok

La baie de Telascica entaille la côte Sud de Dugi Otok sur 8 kms. Quelques goulets l’étranglent, où le vent de Nord Ouest s’engouffre en rafales.
Elle offre un abri tout temps. Nous mouillons sur bouée, Parc National oblige, dans un écrin de verdure, des pins principalement, des plus accueillants.

L’intérêt du parc est essentiellement géologique, il présente un cliff. Un lac salé s’est retrouvé isolé et piégé, légèrement au-dessus du niveau de la mer, après affaissement d’une fraction du plateau continental, en bordure de la zone de fracture que matérialisent les falaises qui le bordent.
Ses eaux sont de quelques degrés plus chaudes que la mer.

Nous nous baignons au milieu d’une myriade de turritelles et bigorneaux, faisons le tour du lac, et posons pour une photo au milieu du champ de cairns alimenté par le travail de sape de la mer sur la falaise.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

Le lac salé

 

 

Iles Ugljan et Olib

Nous quittons le parc national de Telascica pour nous faufiler dans l’étroit défilé qui sépare Dugi Otok de Kornati.
Les ruines d’une villa romaine bordent le passage.
Le vent faisant défaut nous jetons l’ancre à l’île d’Ugljan. Pour ne pas arriver un dimanche à Zadar, nous y restons deux nuits.
A Zadar nous faisons nos courses, puis après force bords de près, rejoignons l’île d’Olib.

Le mouillage est joli, fond de sable, tranquille et sauvage. Les îles sont basses et, si elles portent une végétation plutôt rase, elles sont vertes jusqu’au rivage.

Pluie, orages et bourrasques de vent d’Est nous chahutent durant la nuit. Mais elles nous apportent enfin des vents portants et soutenus pour rejoindre le lendemain, à 60 miles, le port de Pula, au Sud de l’Istrie.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

 

Passage du goulet entre Dugi Otok et Kornati.

 

Pula

C’est d’une traite, avec des pointes à plus de 8 nœuds que nous quittons la région de Zadar et traversons le golfe de Kvarner, deux ris dans la voile et génois déroulé.

Nous ne sommes pas le seul voilier à vouloir profiter de ce vent. En direction de Pula, situé à la pointe Sud de la péninsule d’Istrie, la course s’organise.
Le port de Pula est un vaste plan d’eau, un port naturel. Nous remorquons à l’ouvert de cette baie immense une vedette en panne, un marin et trois jeunes filles, et les ramenons à quai.
Cela nous vaut une place gratuite le long d’un quai confidentiel. Elles nous invitent à regarder le soir même le match Angleterre Croatie… Nous déclinons ignorant que la Croatie l’emporterait….

L’emblème de Pula est son amphithéâtre romain, construit sous Auguste. Il pouvait accueillir 24000 spectateurs.
La majeure partie de ses gradins a disparu, utilisés comme matériau de réemploi. Mais avec la baie en arrière-plan, visible entre ses colonnes, l’amphithéâtre ne laisse pas indifférent.

Nous faisons au matin le tour de la citadelle. En cette heure la sérénité règne, les paroissiens prient, toutes les églises ne sont pas ouvertes, mais le moine nous ouvre la porte du cloître…
En contrebas les chantiers navals, principal pôle industriel de la Croatie, battent leur plein….





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pula : Temple d’Auguste, Ier siècle et hôtel de ville, élevé en 1296

 

 

Porec

Les vents étant encore portant nous quittons Pula à 11 heures à destination de Porec, au Nord, dernière escale en Istrie avant de rejoindre la lagune de Venise.

Nous envoyons le gennaker puis le spinnaker, dans une course avec un Swan finlandais… qui abandonnera la compétition préférant son Perkins.
Nous longeons la côte, parsemée d’îles et d’îlots, bas sur l’eau, le tout densément boisé en pins de grandes tailles.

Porec est un promontoire, un plateau au ras du niveau de la mer que les romains avaient transformé en garnison.
Demeurent le decumanus au centre du promontoire, le quadrillage normé des camps militaires romains, le forum et toute une série de constructions, la plus ancienne datant du Moyen Age, richement sculptées.

Les édifices religieux ne sont pas absents de la cité ainsi que les ouvrages militaires de défense protégeant l’accès à la cité.

Au Sud de ce promontoire une île délimite un vaste plan d’eau, que deux digues ont aisément transformé en port, vaste et sûr. Nous mouillons sur bouée croyant trouver la tranquillité requise, mais ignorant la boite de nuit installée dans l’île….


 

Des maisons richement sculptées



Voir la carte