Voile pour Capri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vent d’Ouest annoncé, nous levons l’ancre. Stromboli  crache et fume.

Mais dans les îles Eoliennes les vents sont dans la main des dieux, inconstants par nature. Le lendemain, Capri sort enfin de la brume, deux plateaux sédimentaires à deux hauteurs différentes...

Le premier plateau, plus élevé, a pour nom Anacapri, l'autre a pour nom Capri : des rochers, les stacks, se dressent sur son versant Sud, comme un morceau de la baie d’Along.

Capri où le pire côtoie le meilleur. Du coté noir mettons boutiques de grand luxe, orfèvrerie, horlogerie, bagagerie, bijouterie, fringues, et une certaine fièvre de l’or. A l'opposé, Anacapri, la villa San Michele et l’escalier phénicien qui y conduit et ouvre la porte du merveilleux ... Là tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté.

La villa San Michele est un rêve. Patio, jardins, vue sur le golfe de Naples, et  appartements  sont un enchantement.
L’île occupée par plusieurs empereurs romains laissa enfouis des trésors qui n’attendaient que la venue d’un esthète. En rénovant la villa San Michele et la chapelle qui la surplombait, le suédois Axel Munthe a fait la renommée de Capri !

La commune de Capri, quant à elle, n’a à offrir que ses stacks percés d’arches naturelles et la villa Malaperte où Godard tourna « Le mépris ».
Quant au  mouillage de Capri, il est exécrable, chahuté en permanence par un cartel de vedettes taxis.

Le mépris, voilà le mot qui rime le mieux avec Capri...