Lipari, îles Eoliennes, Sicile


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la Bocca di Vulcano se dressent deux necks, deux cheminées de volcans, deux colonnes de lave droites et nues après que l’érosion ait dégagé cendres et scories qui formaient les cônes.

En faisant voile vers les Éoliennes nous pensions faire retour vers des âges volcaniques.
Las, nous n’avons fait route que vers des volcans épuisés, rabotés, usés comme ceux de la chaîne des Puys… et ce que nous découvrons à Lipari, dans la citadelle, ce sont des civilisations grecque, romaine, byzantine, normande…

500 ans avant J-C, les grecs érigeaient là, au-dessus des flots, des murs à l’appareillage parfait, assemblage cyclopéen de blocs énormes, rougeâtres, taillés dans la roche éruptive. Comment alors ne pas penser à Saint-Blaise et au mur grec qui protégeait l’oppidum celto-ligure ?!

Les Normands, après avoir pacifié l’archipel et chassé les pirates, installèrent des moines. La culture cistercienne s’accrocha ainsi à la lave. Les colonnes des villas romaines furent remployées pour bâtir cloîtres et églises.

Rues étroites, arcs-voûtants épaulant les maisons les unes aux autres, balcons, linteaux et encadrements de porte en lave, Lipari en cette fin juillet est pleine de vie, sans exubérance, heureuse en quelque sorte. Chacun semble avoir une activité et s’y donner.