De Punta Salinas nous avons remonté la côte SE au près bon plein, par force 3, après un dernier au revoir à Cabrera.

Le port de Figuera, cala très étroite et trop aménagée empêchant tout mouillage, nous avons poussé jusqu’à la calanque Mondrago, 1,5 mile plus au nord. Extrêmement belle, elle est encore très fréquentée en ces derniers jours d’août.

C’est une calanque, à l’accès en baïonnette, qui se termine en Y sur deux plages de sable enchâssées entre des mini falaises de 5 à 6 mètres de haut, couvertes de pins.
Aucune construction n’est visible à l’entour si ce n’est en bordure d’une des plages, un petit bar discret et dans l’autre une maison de pêcheurs : deux garages à bateaux que coiffe une pièce avec deux fenêtres ouvrant sur la calanque.
La nuit une dizaine de bateaux et le calme.
Toute la falaise de la cala est creusée, au ras des flots, par le ressac. Et, là où la roche est plus tendre, des grottes mi sous marines, mi aériennes perforent la falaise et parfois la traversent.

Plus au nord, cala Magraner est une calanque en Y, fond de sable, accore jusqu’au rivage, au pied d’une falaise de calcaire blanchâtre de 20 à 30 m, s’élevant au fur et à mesure que l’on pénètre dans la branche nord du Y. Elle correspond au lit de deux oueds desséchés dont ne demeure qu’une lagune derrière un cordon de pierre et de sable.

A une extrémité du cordon, les ruines d’une bergerie qui s’ouvrait vers la mer. Une seule voute en berceau s’appuyant sur de solides contreforts qui avaient aussi sans doute fonction de barrage face à d’intempestives crues…
Sur le plateau des petits pins épars et les vestiges d’une autre construction.
Le soir, trois chèvres au bord de la lagune viennent se désaltérer. Sauvages assurément.

Ratjada, est notre dernier mouillage sur Majorque, avant de rejoindre Minorque. La baie est jolie, le port minuscule et il n’est pas autorisé d’y mouiller. Quatre chalutiers sont à quai.

 

Le tourisme s’est développé le long de la côte mais de façon contenue. Une ville moderne, sur plan carré où nous trouvons enfin un supermarché achalandé selon nos attentes...
La côte rocheuse, découpée, est joliment aménagée en bord de mer piétonnier, avec des plantes et des sculptures. Les restaurants ferment début novembre.
Au loin, émergent les tours et murailles d'Artà.

Voir la carte