Ile Marittimo, îles Egades, Sicile

 

 

Toute la nuit le mouillage de cala Cortiglio est traversé de furieuses rafales descendant de l’île. Elles ne se calment qu’au petit matin.
Petit-déjeuner pris, nous descendons à terre à la nage, palmes aux pieds et sac tenu au dessus de nos têtes, hors de l’eau.
Un sentier zigzague sur le flanc de la montagne, il  nous conduit à la crête qui surplombe le mouillage, et de là au port. Cette partie du rivage est boisée, très différente de la partie ouest de l'île, exclusivement minérale.

En bordure du littoral de vieilles fascines faites de branches entrelacées retiennent le peu de terre présente. L'île est calcaire, le pendage des couches  plonge vers la mer et favorise le glissement des terrains… Aussi, au-delà des fascines, des murets de pierre sèche ont été dressés pour retenir le sol. Nous sommes dans une zone issue d'un reboisement en pins datant d'une trentaine d'années environ.

Le sentier est à l’ombre. Entre les pins, les quatre voiliers à l'ancre  dérivent sous les rafales, sur une eau claire. Bientôt les premières restanques se présentent,  nous voilà à la crête. Une vieille maison à l’ombre des pins, la mer miroitant entre les troncs, nous sommes dans un espace  de toute beauté, aménagé par les forestiers.
S’il n’y a pas de vraie route dans l’île, il y a quelques pistes pour les 4×4 des forestiers, et de nombreux sentiers bien aménagés,  entretenus, avec panneaux indicateurs. Et pas grand monde….

Nous basculons sur le versant Nord de l’île, le sentier progresse à flanc tantôt entre les alignements des plantations de pins, tantôt dans une garrigue basse, semblable à celle de nos calanques.

Au Nord se dessinent sur l’horizon les autres îles Egades : Favignana, Levanzo….
Le port est un gros bourg aux toits plats, couleur très méditerranéenne, presque casbah, avec, au loin, le cap de Punta Troia que chapeaute le fort éponyme.