Palmarola, îles Pontines,
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adieu Ponza et ses empilements de strates volcaniques. Nous passons devant la vieille ville, ôh combien vieille, et les grottes naturelles et artificielles qui trouent ses falaises. Ulysse, succombant à Circé, y vit son équipage transformé en cochons…
Nous ne connûmes pas le même sort…

Direction Palmarola, une île volcanique voisine, constituée des mêmes strates de cendres blanches. Nous jetons l’ancre à son extrémité Sud, cala de la Brigantine, sous une falaise de plus de 80 mètres de haut, entre quelques îlots faisant office de brise-houle. Calme absolu, fond de sable, et profil de Ponza posé sur l’horizon…

Le lendemain nous mouillons entre deux necks, devant une plage de galets et sable noir
qu’entourent six constructions et autant de troglodytes. Les uns comme les autres sont, à notre surprise, à moitié occupés en cette mi-août. Nous partons à la découverte de l’île…

Il n’y a qu’un sentier, il débute à coté du « Restaurante delle francese », longe deux constructions et attaque la falaise, de porte de troglodyte en porte de troglodyte, toujours plus haut, jusqu’à devenir un sentier de chèvres. Le plateau atteint, ce n’est que genêt, bruyère, filaire, immortelle et brachypode rameux. Le sentier se perd en ramifications multiples, mais nous ne voyons pas le troupeau de chèvres trahi par les crottes au sol…

Face à l’Est, faisant face à Ponza, une bergerie et des restanques abandonnées. Et quelques cartouches à terre : les chèvres sont devenues sauvages, il faut un fusil pour les attraper.
Cela nous rappelle la Corse, du temps où les vaches faméliques, errantes dans le maquis, ne se laissaient plus approcher…