Ventotene, îles Pontines,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ventotene, à la différence de Procida, est une île pudique. Elle se cache derrière sa jetée, une coulée de lave, remodelée par toutes les populations qui, un jour, ont débarqué sur cette terre volcanique.
Côté mer, c’est une carrière romaine et un salin primitif, côté terre, c’est un quai en eau profonde, avec des bittes d’amarrage taillées dans la roche.

Venant du large en annexe, nous contournons le phare et découvrons le plus charmant des
ports romains, taillé pour quelques galères, avec ses entrepôts, creusés dans le tuf de la falaise et qu’occupent aujourd’hui restaurants, pizzerias, poissonnerie ou club de
plongée. C’est le nec plus ultra du gotha des yachtmen italiens. Ils s’y pressent, s’y bousculent pour mettre leur étrave à quai.

Et comme le port est petit, les embarcations se mettent à couple sur deux, trois, quatre,
cinq rangs, jusqu’à saturer tout le plan d’eau ! Les derniers arrivés vont à coté, au port de commerce, bordé lui aussi de falaises de tuf taillées. Mais sans le charme des troglodytes du port romain…

Deux retraitées nous apprennent que l’île est renommée pour ses lentilles, mais nous ne
voyons aucun champ… si ce n’est, à la pointe Eola, le champ de ruines d’une riche villa
romaine. Fallait-il que leurs résidents soient sûrs de la puissance de l’Empire Romain pour s’installer ainsi, dans un site non fortifié…