Vulcano, îles Eoliennes, Sicile

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De la côte Nord de la Sicile nous retenons les coups de foehn, puissants, dévalant des montagnes, même à 3 heures du matin, et Palerme et Cefalu. Puis nous avons fait route au Nord, en direction des îles Éoliennes.

Nous voyons Vulcain rougeoyant dans sa forge. De fait les îles volcaniques ont des teintes rougeâtres, mais la couleur première est le bleu, un bleu qui transmute toute autre couleur. Vulcano est bleu.


L’île, pelée autour des cônes des volcans, est peu arborée en dépit de quelques reboisements en pins, une lande de genets la couvre. Aux approches du port, elle s’enrichit de mimosas, d’eucalyptus et de cyprès…

Nous jetons l’ancre au Sud de l’île, devant la crique de Gelso, à côté du phare, au pied d’une falaise de scories volcaniques, bordée d’une plage au sable noir… où, paradoxe,  le bleu domine encore. Mais quel changement en quelques 30 années, l’île est devenue un comptoir touristique.

Au petit matin, nous quittons la crique de Gelso,   nous longeons la côte sous quelques parcelles de vignes qui illustrent un renouveau agricole… Une heure plus tard, jouant avec les courants, nous voilà au port de Vulcano, une jetée bétonnée pour cargos, hydroglisseurs, sans digue de protection.

Nous mouillons face aux bains de boue, une activité aujourd’hui privatisée à laquelle les romains s’adonnaient déjà dans l’antiquité… Il paraîtrait que les masques de boue et les vapeurs de disulfure d’hydrogène seraient bons pour la peau. Mais quelle odeur !

Tôt débarqués, nous faisons l’ascension du Vulcano, 600 mètres environ à gravir, pour revoir le cratère et les solfatare. Et la vue sur tout l’archipel, avec au Sud la Sicile, et l’Etna ne cessant de fumer, et au Nord le Stromboli souffrant d’une même addiction.

Il y a 34 ans nous avions déjà fait cette ascension, mais là où il n’y avait alors qu’un sentier zigzagant dans les cendres volcaniques, une piste, pavée par endroits, mais qui n’a pas résisté  à la forte érosion qui strie et creuse les cônes du volcan, conduit maintenant quasiment au bord du cratère.
Par contre, autour du port, constructions et commerces ont proliféré...